
L’ascenseur
de l’Arc de Triomphe:
Le choix de l’emplacement ne souffrait aucune hésitation.
Il n’y avait qu’un seul pilier libre : deux
renfermaient des escaliers, un troisième recevait
les descentes d’eau. Dans un puits circulaire de 3
mètres, d’une hauteur de 38 mètres,
sans issue, il a fallu réussir, sans toucher à
l’édifice, et surtout à la toiture,
un chef-d’œuvre de dalles étanches. Il
fut envisagé en 1918 l’approfondissement du
puits. Dans les assises en pierre calcaire de Vigneux, ce
fut un dur travail exécuté au marteau à
main, sa nature élastique résistant à
tous les marteaux pneumatiques. La force motrice est empruntée
à la sous-station du métro de la Place de
l’Etoile, qui fournit du courant continu à
550 volts, ne nécessitant aucune transformation.
L’Administration des Beaux-Arts posa toutes les conditions
possibles de sécurité et de sortie des voyageurs
en cas d’arrêt au cours du trajet. Même
un treuil à main et une consigne spéciale
aux pompiers met ainsi le voyageur à l’abri
de tout arrêt prolongé.
Voici quelques chiffres:
Puissance : 20 personnes (1 500 kg).
Vitesse : 2,20 m par seconde.
Course : 38 m.
Force : 50 CV.
Enfin, une manœuvre auxiliaire analogue aux anciennes
cordes de manœuvre des premiers ascenseurs, permet,
avec un moteur de 3 CV alimenté par le courant lumière,
une marche à 10 cm par seconde permettant une évacuation
accidentelle. Cet ascenseur, réalisation française,
muni de toutes les précautions requises, est en service
depuis 1929 sans le moindre incident
