
Suite de l'histoire
du Panthéon :
Le XIXe siècle ne cessa d'hésiter
entre la vocation civique (Louis-Philippe) et la vocation
religieuse (les deux Empires) : en 1806, Napoléon
rend la nef à la religion et elle redevient l'église
Sainte-
Geneviève; la crypte reste le sanctuaire des dignitaires
de l'Empire.
De 1831 à 1852 c'est de nouveau le Panthéon,
puis encore l' église Sainte-Geneviève.
En 1885, les funérailles de Victor Hugo établissent
définitivement le Panthéon comme mausolée.
Toutefois, ces changements successifs n'ont pas remédié
à l'appauvrissement que lui imposa la Révolution,
lui conférant un aspect oppressant.
Depuis plus d'un siècle il accueille à un
rythme aléatoire les hommes illustres, en premier
lieu les politiques tels que le président assassiné
Sadi Carnot, l'ardent républicain Léon Gambetta,
l'ex-ministre des affaires étrangères Marcellin
Berthelot, le tribun socialiste Jean Jaurès, le résistant
Jean Moulin et l'un des pères de l'Europe, Jean Monnet.
Le monde scientifique lui a fourni le mathématicien
Condorcet, l'inventeur de l'alphabet pour aveugle Louis
Braille, et le pris Nobel Pierre Curie.
Les Lettres sont aussi représentées par André
Malraux, Victor Hugo, Voltaire, Rousseau et Emile Zola.
Le transfert des cendres de ce dernier avait suscité
de vives tensions. Un journaliste d'extrême droite
avait tiré deux balles sur Alfred Dreyfus. Il faut
maintenant y ajouter, en cette fin 2002, Alexandre Dumas.
Au point de vue femme, seules deux femmes ont eut droit
à cet honneur:
la femme de Marcellin Berthelot (uniquement en qualité
d'épouse) et la physicienne Marie Curie.