Tourisme france guide du voyage
Tourisme Tunisie
   
 
 

  La Martinique

 
La Guadloupe

  La Réunion

  Guyane

 
Nouvelle Calédonie

 
St Pierre et Miquelon

 
Mayotte

 
Polynésie Française

 
Wallis et Futuna

 
Les TAAF

 

 


2 La colonisation française
Au tout début de la colonisation, soit de 1853 à 1860, la Nouvelle-Calédonie fut rattachée administrativement aux Établissements français de l’Océanie, c’est-à-dire à la Polynésie française (Tahiti). En 1853, un décret du gouverneur Guillain imposa l’enseignement du français dans les écoles du nouveau territoire, mais ce ne sera qu’en 1863 que le gouvernement colonial interdira l’enseignement de toute autre langue. On peut croire que cette mesure était destinée avant tout à arrêter net l’influence de l’anglais en Nouvelle-Calédonie, car les langues mélanésiennes et le bichlamar n’étaient pas vraiment en situation de concurrence avec le français, comme c’était le cas de l’anglais.
En 1854, le capitaine Tardy de Montravel choisit le site de Nouméa afin de d’y bâtir la «capitale et son port»; il baptisa la ville Port-de-France, nom qu’elle conserva jusqu'en 1866 pour s’appeler ensuite Nouméa. Malgré les incitations des autorités administratives locales, seulement 43 colons français s’installèrent en 1859 au sud de la Grande Terre, à Nouméa, là où, encore aujourd’hui, la population européenne est largement concentrée. Il faut dire que la situation géographique de l’île, extrêmement éloignée de la Métropole (quelque 18 000 km) et la dureté des conditions de vie découragèrent toute colonisation. La population autochtone était, à l’époque, évaluée entre 90 000 et 50 000 personnes.
2.1 La concession des terres
Afin de favoriser de nouvelles installations de colons, l'Administration coloniale se résolut en 1855 à concéder des terres aux nouveaux arrivants. Pour ce faire, elle décida que toutes les terres non occupées feraient partie du domaine de l'État. Ce fut le début de la gigantesque spoliation des terres autochtones et de l'instauration des "réserves" délimitant les terres concédées aux "indigènes". Ceux qui étaient installés sur les meilleures terres — la côte ouest — furent contraints de migrer dans la chaîne centrale ou vers la côte est, moins fertile.
2.2 La toute-puissance du gouverneur
À partir de 1860, et ce, jusqu’en 1885, la Nouvelle-Calédonie fut administrée par un gouverneur qui disposait d’une très large liberté d’action face aux autorités métropolitaines. Ce haut-fonctionnaire, tout-puissant, était assisté d’un Conseil privé purement consultatif. Tous les gouverneurs ne se gênèrent point pour administrer de manière autoritaire les affaires de la colonie. Ainsi, en 1864, le gouverneur Gillain (1862-1870), alors en fonction à Port-de-France (Nouméa), excédé des luttes d’influences qui duraient depuis une dizaine d’années aux Loyauté entre les pasteurs protestants (anglais) et les missionnaires catholiques (français), proclama unilatéralement que les Loyauté étaient considérées par la France comme des dépendances de la Nouvelle-Calédonie, ce qui mit fin aux querelles. Ce fait démontre que le gouverneur de la Nouvelle-Calédonie pouvait imposer ses choix au gouvernement français, lequel n’eut souvent d’autre possibilité que d’entériner les décisions de son représentant. Durant toute cette période, le gouverneur, en tant que représentant de l’État français, devenait aussi le gestionnaire des terres de l’État; il pouvait attribuer à chaque tribu autochtone une "réserve", il pouvait nommer et destituer les chefs, dissoudre et créer des tribus, et les déposséder de leur territoire. Il pouvait décréter aussi que le français restait l’unique langue officielle. Bref, il avait tous les pouvoirs.

 

Achetez moins cher avec notre comparateur de prix : Hotel   Billet d'avion   Location voiture   Vacances   Voyage   Ski  Thalasso   Camping
Nos Partenaires | Ajoutez votre site | Contactez-nous | Plan du site | Tourisme France
Creation site web
Annuaire France