
Introduction
:
La préhistoire de la France n'est qu'un fragment de la
prodigieuse aventure qui a conduit l'homme, venu de l'est, à
s'installer dans les zones tempérées, il y a près
de deux millions d'année. Ainsi commence une lente mais
sûre ascension démographique. La domestication du
feu, vers 400 000 av-J.C., permet aux hommes de résister
au froid.
Le peuplement est désormais possible, même si les
populations, vivant de chasse et de cueillette, restent clairsemées
et nomades. Ces premiers êtres humains ont les saisit dans
la discontinuité des sites fouillés-parfois difficiles
à dater-et dans leurs lents progrès: amélioration
de la pierre taillée des bifaces maladroits du paléolithique
inférieur, aux feuilles de lauriers sophistiquées
de Solutré; perfectionnement des campements, des abris
naturels aux groupements de cabanes de Pincevent. 
Avec la naissance de la pensée cultuelle , puis l'invention
de l'art vers 35 000 av-J.C., les conquêtes s'accélèrent.
Mais, il faut attendre la formidable révolution du néolithique
pour que l'homme soit capable de rompre l'équilibre avec
la nature. De prédateurs, nos ancêtres, deviennent
producteurs de nourriture, constructeurs de village, capitalisateurs
de biens. Cette transformation de l'économie contribue
à inclure notre pays dans le paysage européen. Venus
du nord et de l'est, s'installent des peuples, dont les celtes
vers 1200-800 av-J.C. Ses côtes méridionales s'ouvrent
au contact des grecs vers 600 av-J.C. et des étrusques,
d'autres peuples arriverons en vagues successives. A la veille
de la conquête romaine, les Gaulois ont déjà
une longue histoire derrière-eux.
L’Homme
de Cro-Magnon
C’est une période de grands froids. L’homme
se nourrit de rennes, de bisons et de mammouths. Il tire ses vêtements
des peaux de ces animaux et utilise leurs os pour fabriquer des
outils. Ils font de grands progrès dans les domaines de
la chasse, de la pêche et de la cueillette.
Période glacière :
Pendant les périodes glacières du quaternaire, une
bonne partie de l'Europe est en partie sous les eaux océaniques,
sous forme de glace, qui recouvre la terre ferme actuelle. Le
niveau de la mer libre baisse de plus de 100m, découvrant
une partie du plateau continental: les îles Britanniques,
par exemple, sont reliées au continent. Les plaines du
nord de l'Europe sont couvertes de glaciers. Dans les Alpes et
les Pyrénées , les neiges éternelles descendent
jusqu'à 1000m.
La paléoclimatologie
:
La paléoclimatologie est l'étude
des variations climatiques durant les diverses périodes
géologiques. Elle entre donc dans les moyens d'investigation
du préhistorien. Ainsi, les traces laissées par
quatre affluents du Danube:Günz,Mindel,Riss et Würm,
ont permis de définir les quatre dernières périodes
glacières du quaternaire, interrompues par des périodes
interglaciaires.
Sous l'effet des changements de climat, la faune et la flore se
modifient: en période chaude, le sol se recouvre d'une
végétation luxuriante, les fleuvent sont larges
et bordés de marécages, on rencontre le grand daim
des tourbières, le tigre, l'éléphant et l'hippopotame;
le retour du froid entraîne le recul des forêts et
l'extension des steppes placées parcourues par des troupeaux
d'herbivores:bisons,rhinocéros laineux,mammouth,rennes.Les
animaux migrent pour retrouver les conditions favorables à
leur survie; les hommes eux, s'adaptent.
Premiéres
traces :
En France, les plus anciens témoignages de la présence
humaine de l'"Homo Erectus" sont sans visage: ce sont
les cinq outils taillés trouvés à Chilhac
dans le Massif central. Ils montrent que le peuplement humain
a dû commencer il y a presque 1,8 million d'années
dans ces régions. Quel était cet homme qui a laissé
sur la pierre la trace de ses pas? On le retrouve sur les hautes
terrasses du Roussillon, où plus de cent campements ont
été localisés.On sait qu'il est venu se réfugier
dans la grotte du Vallonet (Roquebrune-Cap-Martin) comme dans
une tanière, il y a 950 000. C'est en Europe, le plus vieil
habitat en grotte connu. Ses habitants rejettent les grands ossements
de mammifères contre les parois et y apportent des quartiers
de baleine et des bois de cervidés tombés au sol.
Tels sont leurs gestes et leur nourriture. A Soleilhac, près
du puy, 800 000 ans environ avant notre ère, les alignements
de blocs de basalte et de granit témoignent d'un habitat
de plein air déjà structuré chez ces chasseurs
d'éléphants, de rhinocéros et d'hippopotames.
Mais l'outillage est très rudimentaire: les galets aménagés
et les bifaces sont encore rares. Les variations climatiques sont
trop importantes pour fixer les espèces, et aucun reste
d'hominien de cette époque reculée n'a été
découvert.
 |