
Si vous montez pour la première
fois dans un karting, ou si vous désirez améliorer
vos chronos, cette rubrique pourra vous apporter des conseils,
des idées afin de mieux aborder les virages, les freinages...
La meilleure école de pilotage semble l'observation des
meilleurs pilotes. Le spectacle le plus commun à la télévision
est la Formule 1. Observer les trajectoires est déjà
le meilleur moyen de s'initier au pilotage.
Par ailleurs, les cours de pilotage sont assez rares. La plupart
des pilotes apprennent par eux-mêmes, ou en discutant avec
d'autres pratiquants. C'est à force de tourner qu'on apprend
à manipuler le kart. C'est un sport assez intuitif. Il
n'est pas nécessaire de connaître un geste particulier
(comme au tennis par exemple), ni d'avoir une position spécifique
(comme pour le ski...).
Premier contact avec un kart :
Vous
montez pour la première fois dans un kart. Qu'il soit de
location (c'est préférable pour un début
!) ou de course, vous devez rester modeste : vous ne connaissez
ni le circuit, ni le comportement de l'engin. Il n'est pas tout-à-fait
comparable à celui d'une voiture. La direction est radicalement
différente. Le freinage est différent. Effectuez
quelques tours tranquillement pour découvrir tout cela.
Puis vous pourrez accélérer progressivement au fur
et à mesure que la confiance vous gagne. A un certain moment,
vous aurez certainement trop confiance en vous et vous commettrez
votre première erreur : tête-à-queue... sortie
! Les erreurs qui entraînent des têtes-à-queue
sont souvent les mêmes. Avec un kart équilibré
et en suivant les recommandations suivantes, vous les éviterez
peut-être un peu plus. Tous en font, rassurez-vous, et même
les meilleurs peuvent en faire, il suffit d'un peu trop d'enthousiasme
ou de trop de confiance.
Trajectoires:
L'arbitre principal, en karting, c'est le chronomètre.
Pendant l'entraînement, Il est conseillé de l'embarquer,
scotché sur le volant. On peut ainsi lire, tour après
tour le temps réalisé. Un bon chrono permettra même
de visualiser les temps partiels. Ce truc permet donc de tester
les trajectoires, les approches et techniques de pilotage. C'est
en testant de cette manière que l'on peut se rendre compte
des bonnes trajectoires.
Un autre technique d'apprentissage consiste à suivre un
connaisseur. Demandez-lui toutefois de rouler lentement, si vous
essayez de suivre un pro sans avoir d'expérience, vous
ne passerez pas le premier virage !
Sur un circuit, on ne risque pas de trouver quelqu'un en face
de soi ! On peut donc, et il est même vivement conseillé
d'occuper la largeur utile de la piste... mais pas n'importe comment
! Les débutants ont parfois tendance à rester sur
la droite de la piste. Ce n'est pas nécessaire. Suivez
la trajectoire que vous voulez, mais n'empêchez évidemment
pas les autres de vous dépasser ! Roulez normalement, sans
changement brusque de direction. C'est à celui qui dépasse
de modifier sa trajectoire (sauf si vous roulez au ralenti...
Dans ce cas, n'oubliez pas de le signaler en levant le bras !)
Pour aborder un virage, on se déporte vers l'extérieur,
puis on vise la corde pour ressortir le plus à l'extérieur
possible. La règle générale peut se résumer
en ceci : "extérieur - intérieur - extérieur".
Dans la pratique, ça se corse, bien sûr.
Le but est en fait de prendre le virage avec le rayon de courbure
le plus grand possible. Prendre le virage tout à l'extérieur
n'apporte évidemment aucun gain en temps. Le prendre complètement
à l'intérieur n'est pas plus rapide : la vitesse
sera plus importante si le rayon de courbure est grand. Pourtant,
on croirait que le chemin le plus rapide est le plus court, mais
ce n'est pas le cas ici. La vitesse de passage en courbe sera
plus grande si on suit une trajectoire avec un rayon de courbure
important. Le temps que l'on pourrait perdre à prendre
un chemin plus long sera rattrapé par le fait qu'on peut
y rouler plus vite.
Styles de
pilotage :
De même que chaque virage a ses particularités, chaque
pilote a son style. On en distingue deux catégories principales
: le survireur, genre rallye, et le sousvireur, genre F1.
Sous-Virer signifie que l'avant ne suit pas tout-à-fait
la trajectoire demandée. Le kart a tendance à ne
pas s'engager suffisamment dans le virage. Trop de sous-virage
est impossible à maîtriser, évidemment puisque
la direction ne répond pas. Mais un soupçon permet
de braquer correctement, de garder son kart dans l'axe plus facilement
et de réaccélérer plus facilement en sortie.
De plus, il permet de freiner avec plus d'aisance car la limite
du tête-à-queue est repoussée. Alain Prost
avait tendance à préférer ce genre de réglage
pour sa F1, légèrement sous-vireuse.
Sur-Virer signifie que l'arrière du kart tourne plus que
l'avant. Il faut alors contre-braquer. Le tête-à-queue
est plus facile ! Les sensations sont par contre garanties. Glissades,
contre-braquages, dérives... tous les plaisirs du pilote
de rallye ! Attention toutefois : l'abus de sur-virage est dangereux,
mauvais pour les chronos. Le dérapage use les pneus d'une
part, et fait parfois chuter le régime moteur. Or un kart
n'a généralement pas de boîte de vitesses.
Avec un kart de location, ce style est à proscrire, car
une glissade des pneus fait tomber le régime, et vu le
manque de puissance de ces moteurs, on perdra énormément
de temps. En fait, en 2 temps ou 4 temps, il faudrait conserver
un régime élevé pour une puissance plus grande.
Attention aussi à ne pas caler si le kart n'a pas d'embrayage...
Enfin, ce pilotage est à réserver aux pilotes avertis.
Il faut connaître le comportement de son kart avant de prétendre
prendre les trajectoires en sur-virage. La trajectoire sera modifiée
: plus large au début, elle se resserre plus tôt
vers la corde. La réaccélération en sortie
peut être plus précoce.
