Saint- Jean - Pied - De - Port
Capitale
de la Basse-Navarre, St-Jean-Pied-de-Port doit ce vocable
à sa situation au pied du "Port" ou "Col"
de Roncevaux, 8 km la sépare de la frontière
espagnole, 76 de Pampelune, 55 de Bayonne et de Biarritz,
100 de Pau et 120 de Lourdes. Carrefour naturel où
convergent les voies desservant tout le Pays Basque, la
place Charles-de-Gaulle est le point de départ d'un
intéressant circuit au coeur de la vieille cité.
Office de Tourisme : Départ de la visite,
Porte de Navarre : Percée dans la muraille, jalonnée
d'échauguettes et munies d'archères droites,
cette porte a gardé l'allure caractéristique
des portes d'enceinte du XIIIe siècle. Passée
la voûte, à gauche monte d'une courette un
escalier d'accès au chemin de ronde, puis deux belles
demeures typiques à étages en encorbellement.
A droite, la première maison garde le souvenir de
l'Apôtre des Indes, Saint François-Xavier,
Sur sa voisine (Candau) remarquer la date de la construction
actuelle : 1796 4e AR (4e année de la République)
et, entre deux étoiles, un bonnet phrygien stylisé.
Eglise Notre-Dame-du-Bout-du-Pont : Se dresse en face le
grand mur pignon triangulaire à appareil violacé
de l'Eglise avec son oculus et son portail à colonnettes
du gothique rayonnant (XIVe siècle). Les premières
assises semblent remonter à l'Eglise primitive construite
par le roi Sanche le Fort après sa victoire sur les
Maures à Las Navas de Tolosa (1212). L'intérieur,
avec une large nef, deux bas-côtés et deux
étages de tribunes, présente un ensemble élancé
de piliers et colonnes en grès rose. De part et d'autre
du choeur polygonal, deux triangles curvilignes ont reçu
des vitraux aux armes de la ville et de la province (chaînes
de Navarre). De devant l'Eglise, la rue de la Citadelle
monte en pente raide. Elle s'encadre de façades où
la pierre est largement utilisée, avec l'alternance
dons les couleurs, avant-toits débordants à
poutrelles ouvragées. Les linteaux sont ciselé
d'inscriptions parlantes, enjolivés de dessins géométriques
ou symboles religieux.
1510, Maison Arcanzola : La plus ancienne épigraphie
apparaît sur une maison remarquable par son étage
à pans de bois et remplage de briques en "arrêtes
de poisson". En 1531 y vit le jour le Bienheureux Jean
de Mayorga. Jésuite martyrisé au large des
Canaries par un corsaire calviniste. Dans l'alignement,
une tête sculptée témoigne d'une construction
fin moyenâgeuse. De part et d'autre des portes en
plein cintre à grands claveaux.
Prison dite des Evêques : La date de 1584 est incrustée
sur la maison des Evêques qu'un jardin sépare
du bâtiment dit "Prison des Evêques".
Ceci rappelle que St-Jean-Pied-de-Port fut à trois
reprises, entre 1383 et 1417, résidence épiscopale
de par la volonté du Pape d'Avignon, lors du Grand
Schisme d'Occident. Le monument est curieux dans son état
actuel : l'entrée au pavage de galets s'ouvre sur
le corps de garde suivi de cellules disciplinaires el sur
l'escalier d'accès à une impressionnante salle
souterraine voûtée en ogive. En ce moment,
une évocation inédite, une prison mystérieuse
pour s'évader... au Moyen-Age avec le Pèlerin
de Saint-Jacques.
Porte St-Jacques : Achevant la rue de la Citadelle. Porte
inscrite au Patrimoine de l'humanité par l'UNESCO
et qui doit son nom au passage des pèlerins de Compostelle,
elle offre un joli coup d'œil sur la plaine de Cize.
Un rapide coup d'oeil sur un complexe sportif et scolaire
de premier ordre. Devant le Jai Alai, une grande bâtisse
en contrebas où l'on joue à la Cesta Punla
(Pelote Basque), se trouve le bas-relief de Juan de Huarte,
médecin philosophe précurseur de l'orientation
professionnelle, auteur d'un ouvrage célèbre
utilisé par Montesquieu dans "Esprit des Lois".
La Citadelle : En surplomb, l'éperon el la masse
imposante de la Citadelle (600 m sur 150 m), a gardé
la marque de Vauban. Une rampe pavée conduit à
l'arc monumental (Porte du Roy) et à la demi-lune.
Point de vue : Un plan d'orientation permet d'y admirer
un panorama merveilleux sur la vallée et son cirque
de montagnes. De dessous le pont-levis à bascule
communiquant avec le Pavillon des Gouverneurs sur lequel
un fin clocheton s'élève, un chemin de ronde
intérieur (escalier-poterne de 269 marches) peut
être emprunté par temps sec. Il aboutit par
la Porte de l’Echauguette contre le chevet à
cinq pans de l'Eglise sur les bords de la Nive. Pour les
rejoindre, le marcheur moins assuré reviendra plutôt
sur ses pas pour prendre le...
Chemin des écoliers : Se trouvant, à gauche
entre les deux bastions, sous forme d'escalier dans la forêt
communiquant avec le chemin de Saint-Jacques reliant par
un autre escalier la route de Çaro.
Chemin de Ronde : A la première porte à gauche,
une agréable promenade sur le haut des remparts avant
de redescendre à la Porte de France.
Porte de France : Qui doit
son nom à l’orientation vers la France.
Maison Mansart : l'Hôtel
de ville s'y est installé depuis 1935. Belle façade
harmonieuse, symétrique et régulière
en grès rose.
Pont-Neuf : Bien que construit
en 1900, Etonnante vue sur la rivière, le Pont sur
la Nive, les maisons et balcons se reflétant dans
l'eau, et la Citadelle dominant le tout.
Place Floquet : Celui-ci naquit
rue de la Citadelle, en 1828. Dans un duel fameux, il blessa
le Général Boulanger. A droite, sous le jardin
de Zuharpeta, Donibane Garazi, Saint-Jean-Pied-de-Port en
Basque, en lettres de fleurs.
Porte d'Espagne : elle ouvre
sur la voie romaine qui allait de Bordeaux à Astorga,
devenue plus tard Route Napoléon et rebaptisée
Route du Maréchal Harispe. Aujourd'hui, chemin utilisé
par les Pèlerins se rendant à St-Jacques-de-Compostelle,
avant de franchir les Pyrénées et s'arrêter
à Roncevaux après 7 h de marche.
Pont et Allées d'Eyheraberry
: Avant de franchir la Porte d'Espagne, aux deux piliers
monumentaux, se diriger vers le Fronton municipal, en longeant
les grandes arcades de soutènement. Le pont d'Eyheraberry
(moulin neuf), de facture romaine, remonte en fait, à
1640, et fut un raccourci vers l'Espagne. Après la
Révolution, ces moulins royaux auraient été
vendus pour édifier le clocher de l'Eglise.
Pont de l'Eglise : Fut un
gué sur lequel s'ouvrait la porte à herse.
Rue d'Espagne : Une inscription
"André Fitère L an 1789" révèle
par écrit le prix du froment à une époque
où les baux étaient essentiellement oraux.
Maison des Etats de Navarre
: La plus grosse bâtisse de la ville (1610). L'écusson
a été martelé en signe de révolte.
Regards sur les linteaux où parfois des métiers
sont ciselés dans la pierre. Tout cet ensemble faisant
la richesse historique de cette ville aux murs de grès
rose et au sol pavé.