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GORGES DE L’ALLIER
Une mosaïque
de paysages
Chacun d’eux correspond à un caractère
particulier issu de la géologie, du relief, de la végétation
et de l’action de l’homme qui l’a façonné.
Pourtant, le paysage que l’on voit aujourd’hui
n’est pas celui d’hier. Il se transforme au gré
de l’occupation humaine et des pratiques agricoles.
Au commencement il y eut le feu de
la Terre
Haut-Allier, Alagnon… quelques millions d’années
de tempêtes de pierre et de feu ont façonné
un paysage de vallées, de plateaux et de bassins.
La rivière a taillé de hautes falaises dans
les roches cristallines et les épanchements volcaniques.
Les mouvements tectoniques ont provoqué des effondrements
du socle et la constitution de bassins sédimentaires
plus fertiles arrosés par l’Allier
Cette rivière et ses affluents constituent la colonne
vertébrale de ce territoire et lui confèrent
son unité
Sur les contreforts de la Margeride
Dominant la vallée de l’Allier, sur un rude plateau
à 1000 mètres d’altitudes, Charraix constitue
un avant poste isolé dans un paysage marqué
par l’omniprésence du granit.
Milieu difficile mais superbe où les landes et les
forêts sont ponctuées de blocs granitiques :
les "Tors". Pour vivre, les hommes ont dû
se regrouper et apprendre à utiliser des parcelles
réduites, séparées par des alignements
de frênes. En s’éloignant du village, l’aspect
entretenu s’étiole et cède la place aux
terrains de parcours destinés aux moutons.
La trêve des gorges
En contrebas, l’Allier, de Prades à Chanteuges,
coule encore dans un lit étroit et tourmenté.
La vallée présente toutefois un aspect humanisé.
Les versants moins abrupts accueillent de petites parcelles
cultivées qui rompent le sombre ruban forestier des
zones pentues. De nombreuses terrasses, aujourd’hui
masquées sous une lande arborée, témoignent
d’une activité ancienne.
Le volcanisme joue un rôle essentiel dans la composition
de ces paysages. Les tables basaltiques, mises en relief par
l’érosion, offrent des sites majestueux à
l’installation humaine.
Limagne et plateaux de l’Allier
Au sortir des gorges, le contraste est frappant avec les limagnes
de Langeac et Brioude, anciens bassins d’effondrement.
D’un environnement grandiose mais souvent hostile, on
passe à des paysages où règnent la douceur
de vivre, la facilité des cultures et l’harmonie
des formes avec des pentes plus douces. Surplombant ces bassins,
les plateaux du Brivadois et de la Chomette sont couverts
de grandes parcelles cultivées. Cet aspect dénudé
disparaît sur les rebords des plateaux où un
maillage arboré prend le relais.
La Ribeyre
Peu après Langeac, l’Allier pénètre
à nouveau dans le socle cristallin et dessine de nouvelles
gorges qui ne ressemblent en rien aux précédentes.
De nombreux villages bénéficiant de sites exceptionnels
se sont installés sur un fond large et cultivé.
Un climat clément a permis une production fruitière
et viticole dont ne subsistent aujourd’hui que quelques
traces, vignes et baraques disséminées sur les
terrasses abandonnées.
Le pays de Blesle
Descendu des hauteurs cantaliennes, l’Alagnon coule
au fond d’une profonde vallée séparant
le Plateau du Brivadois de celui du Cézallier. Vaste
table basaltique couverte de landes, le Cézallier est
limité par une corniche d’orgues basaltiques
surplombant les coteaux.
De nombreuses gorges étroites, boisées et sauvages
alternent avec des zones assez larges pour accueillir vergers
et pâtures qui donnent à ce pays un aspect entretenu.
Une impression que renforce la présence de terrasses
viticoles sur les versants les plus ensoleillés.


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