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patrimoine et histoire
Depuis la nuit des temps, différentes
civilisations ont façonné l'histoire de la Saône-et-Loi.
Cinq siècles avant Jésus-Christ, l'oppidum celte
de Bibracte, sur le Mont Beuvray, était capitale des
Eduens, détrônée 15-10 années avant
J,C, par Augustodunum (Autan) "sœur émule
de Rome". Les Burgondes y attachèrent leur nom.
Au IX siècle, les moines Pondère les abbayes
romanes de Tournas, puis celle de Cluny qui allait rayonner
sur toute l'Europe.
De Charles le Téméraire à la Révolution
Française puis jusqu'à nos jours, la Saône-et-loire
fut toujours active dans l'histoire. Elle fut à l'avant
garde de l'ère industrielle. Le Creusot et les Forges
de Gueugnon (1783) furent fondées sous Louis XVI, le
canal du Centre creusé en 1793, Montceau-les-Mines
extrayait le charbon sous Napoléon III. En 1882, à
Saint-Loup-de -Varennes, Niepce inventait la photographie.
Les témoignages de cette histoire particulièrement
féconde foisonnent: vestiges archéologique (Solutré),
exceptionnel "Jardin Roman" avec une concentration
de plus de 253 églises romanes et chapelles; nombreux
châteaux allant de l'époque médiévale
à celle du romantisme ; tout un patrimoine qui contribue
à perpétuer les us et coutumes de la Saône-et-loire.
La Spiritualité
II y a déjà plus de 10 siècles que les
hauts-lieux spirituels qui ont pour nom: Cluny, Paray le-Monial,
Tournas et Autan... témoignent de la vitalité
spirituelle de la Saône-et-loire, cette région
est bénie... Des fondations de type monastique se sont
multipliées : le centre bouddhiste Kagyu Ling à
La Boulaye, le monastère orthodoxe à Uchon,
les sœurs de Béthléem au Val Saint -Benoît
à Epinac et depuis 50 ans la communauté oecuménique
de Taizé rayonne sur les cinq continents.
Paray-le-Monial, « ville sanctuaire en France »,
accueille de nombreux pèlerinages. En effet, l’histoire
spirituelle remonte à 1671, date à laquelle,
Ste-Marguerite-Marie Alacoque encouragée par son confesseur
St-Claude La Colombière, développera le culte
du Sacré-cœur: Des pèlerins du monde entier
affluent et la Communauté de l'Emmanuel anime tout
au long de l’année des sessions internationales
du renouveau charismatique. Par ailleurs, la Bourgogne constitue
toujours un des carrefours sur les chemins de Saint-Jacques
de Compostelle, un des principaux pèlerinages du .Moyen
:Age, voué au culte de Saint-Jacques le Majeur. Sa
tombe présumée avait été découverte
miraculeureusement, peu après 800, dans l'extrême
nord-ouest de l'Espagne. Si elle exerçait, à
partir du XIe siècle, une force d'attraction capable
de concurrencer Rome et Jérusalem, elle le devait entre
autres au soutien de la toute puissante abbaye de Cluny. Ses
abbés ne voyaient-ils pas dans la libération
du sanctuaire de Compostelle la justification de la reconquête
de l'Espagne alors dominée par les Maures ?
A partir de Vézelay, ou en traversant la vallée
de la Saône, ou l'Autunois en passant par le Charolais
en direction du Puy-en-Velay, des traces du pèlerinage
sont visibles à Autun (tympan de la cathédrale),
Brancion (fresques) et Semur-en-Brionnais (statue), sans oublier
les vestiges de l'abbaye de Cluny…depuis peu, à
partir de Cluny, les pèlerins peuvent emprunter, à
pied, le tronçon balisé de St-Jacques jusqu'au
Puy-en-Velay (Haute-Loire).

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