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la bourgogne
Dijon, CAPITALE
DE LA BOURGOGNE
L'ancien palais des ducs et des Etats de Bourgogne est véritablement
le tueur de la capitale ducale devenue celle d'une région
contemporaine.
II abrite, avec l'Hôtel de Ville, le Musée des
Beaux-Arts, l'un des grands musées d'Europe. La renommée
de celui-ci ne se fonde pas seulement sur la richesse incontestée
de ses collections, mais surtout sur la possession de chefs-d’œuvre
de la peinture et de la sculpture du Moyen âge, notamment
les tombeaux des ducs de Bourgogne. Autour du palais s'étend
le centre ville historique entièrement préservé
en tant que secteur sauvagardé. Il offre au visiteur
le charme de ses places et de ses ruelles pour une flânerie
entre maisons à colombages et hôtels particuliers,
à l’ombre des flèches de ses églises
: Notre-Dame, véritable filigrane de pierre, avec sa
façade unique où alternent, par rangées,
des gargouilles de sveltes colonnes, surmontée de l’horloge
Jacquemart ; Saint-Bénigne, la cathédrale, à
la solennité fondée sur son ancienne dignité
d'abbatiale, avec sa crypte et ses grandes orgues ; Saint-Jean
devenue théâtre ; Saint- Michel, où se
lit toute l'évolution du style Renaissance dans la
blancheur de la pierre bourguignonne. A la sérénité
de ces édifices répond la vie foisonnante du
marché qui se déroule trois fois par semaine
autour des halles du XIXe siècle. Mais Dijon est aussi
de une ville verte, avec de les cours de ses hôtels
particuliers , avec ses parcs et jardins, nombreux, par lequel
on peut gagner la campagne en bateau promenade.

BEAUNE , FLAMBOYANTE
D’OR ET DE RUBIS
S'il est une ville, en Bourgogne, dont le charme peut s'exprimer
dans l'harmonie de deux couleurs, c'est bien Beaune. L'or
et le rubis sont les teintes chatoyantes des grands vins de
Bourgogne, dont
elle est la capitale incontestée. Ces mêmes teintes
se retrouvent dans les toitures de l'Hôtel-Dieu, véritable
palais des pauvres, l'exemple le plus éloquent de cet
art flamand et flamboyant qui devint bourguignon en pleins
tourments de la guerre de Cent ans. L'or et le rubis dominent
aussi de leur éclat le retable du jugement dernier,
de Rogier Van der Weyden, le plus grandiose des innombrables
trésors que renferme cette institution charitable.
Ils étincellent tout au long de la série des
tapisseries relatant la vie de la Vierge, à l'église
Notre-Dame, tissées à Tournail vers 1500.
La contemplation des monuments et des oeuvres se double, pour
l'amateur de vin, de la découverte d'innombrables plaisirs
du palais, au fil des caves voûtées qui s'étirent
sous la ville sertie, tel un bijou, dans l'anneau de ses murailles
médiévales.
LES PETITES CITÉS
MÉDIÉVALES
Parmi les innombrables petites localités chargées
d'histoire, en Bourgogne, six anciennes villes réservent
au promeneur le charme de leur décor authentiquement
médiéval et de leurs ruelles au calme villageois.
NOYERS-SUR-SEREIN
C'est tout d'abord la petite cité de Noyers, située
dans une boucle de la rivière Serein. Avec ses ruelles
pavées, bordées de, maisons à colombages
sur arcades, elle est l'image même de la petite ville
commerçante du Moyen âge. Des hôtels particuliers
de style Renaissance ou classique ajoutent une note distinguée
au charme du lieu. L'église, qui marque le passage
de l'art gothique à celui de la Renaissance, et le
musée, consacré à l'art naïf, seront
les points forts d'une balade qui reliera la porte Peinte,
au sud, à la porte Verrotte, au nord, décorée
d'une Vierge à l'Enfant protectrice traditionnelle
des vignerons. Les remparts accompagneront de leur haute silhouette
le retour, champêtre, le long du Serein.
MONTRÉAL
A une vingtaine de kilomètres en amont, voici la colline
de Montréal. Le nom de la localité - mons regalis,
la montagne royale- proviendrait de son rôle comme résidence
de la reine mérovingienne Brunehaut, vers l'an 600.
De la forteresse féodale, subsistent des restes impressionnants.
Ayant franchi la porte d'En-bas, du XIIIe siècle, le
visiteur gravit une ruelle bordée de maisons médiévales,
jusqu'à celle d'En-haut, plus ancienne, qui débouche
sur une vaste terrasse. D'ici, s'ouvre un panorama qui compte
parmi les plus beaux de la Bourgogne du Nord et s'étend
jusqu'au Morvan Sur cette terrasse se trouvel l’église,
entourée de son vieux cimetière. Cette ancienne
collégiale romane est célèbre pour ses
stalles, sculptées dans le chêne en 1526, représentant
des scènes inspirées de la vie paysanne aussi
bien que de la Bible.
SEMUR-EN-AUXOIS
La quiétude de Montréal contraste avec la vie
bourdonnante qui règne à Semur-en-Auxois. La
capitale de l'Auxois a néanmoins su conserver son centre
médiéval, perché sur un rocher de granite
serré dans une boucle de l'Armançon, l'un des
sites les plus pittoresques de la Bourgogne. Quatre immenses
tours de pierre semblent caler le labyrinthe des maisons et
des ruelles, relié au monde extérieur par deux
ponts de pierre hors d'âge, qui enjambent la rivière
de part et d'autre du piton rocheux. Au cœur de la cité
trône la collégiale Notre-Dame, avec sa nef étroite
qui semble fuser vers le ciel, tandis que de nombreuses oeuvres
d'art - sculptures, peintures et vitraux - retiennent l'attention
du visiteur.
FLAVIGNY- SUR-OZERAIN
Flavigny-sur-Ozerain fait figure de Belle-au-Bois-Dormant
parmi les petites cités médiévales de
Bourgogne.
DE PART ET D’AUTRE
DE LA SAÔNE
La Saône est un fleuve paisible. Tel un large ruban
argenté, elle serpente à travers la vaste plaine
qui relie, autant qu'elle les sépare, la Côte
bourguignonne et les contreforts du Jura. Pendant des siècles,
elle fit office de frontière entre le royaume de France
et le Saint-Empire germanique - les bateliers ne parlent-ils
pas toujours de «rive d'Empi» et «rive de
Riaume» - reliant entre eux les «pays» situés
de part et d'autre de son cours, jalonné de villes
petites et grandes.
Auxonne, place forte bourguignonne
sur la rive comtoise de la Saône, a conservé
de son long passé de ville-frontière deux portes
fortifiées, un arsenal construit par Vauban et, surtout,
le château édifié sous Louis XI, abritant
un musée dédié à Napoléon
Bonaparte qui fut cadet â Auxonne. L'église Notre-Dame
est un bel exemple du style gothique bourguignon.
Saint-jean-de-Losne, petite
ville tranquille située à une vingtaine de kilomètres
en aval d'Auxonne, est de nos jours un important centre de
tourisme fluvial après avoir été, depuis
le XIXe siècle, la capitale régionale de la
batellerie. Cette dernière tradition est toujours illustrée
par une grande fête annuelle à la mi-juin, comprenant
une bénédiction des bateaux.
Seurre, l'étape suivante,
possède un joli centre ancien avec des maisons en briques
rouges, dont la maison Bossuet qui abrite l'écomusée
de la Saône. L'Hôtel-Dieu de Seurre, fondé
dès 1688, est l'un des plus beaux de Bourgogne.
C'est à Verdun-sur-le-Doubs
que la Saône s'élargit sensiblement, par l'apport
des eaux, plus tumultueuses, du Doubs qui ne peut renier ses
origines montagnardes. Le site privilégié de
la cité, dans une île protégée
par les eaux tout en se trouvant sur des routes de grand commerce,
lui conféra sa prospérité, mais aussi
son rôle historique de ville frontière depuis
de traité de Verdun, qui partagea l'Empire carolingien
en 843. Si les plaisanciers ont, ici, pris la succession des
bateliers, la vieille ville a gardé toute son authenticité
et, dans l'ancien hôtel de ville, la Maison du Blé
et du Pain, antenne de l'écomusée de la Bresse
bourguignonne, témoigne des traditions rurales de la
contrée.
Chalon-sur-Saône est la
deuxième ville de Bourgogne. Née de la Saône,
en tant que port des Eduens, à l'époque gauloise,
elle connut ses heures de gloire au début et à
la fin du Moyen âge, en tant que capitale du royaume
mérovingien de Bourgogne, puis comme lieu de grandes
foires internationales. Le quartier Saint-Vincent, autour
de la cathédrale, est son cœur historique. La
rue et la place Saint-Vincent ont largement conservé
un aspect médiéval, avec leurs maisons à
colombages. La cathédrale associe toutes les variantes
des styles roman et gothique, du XIe au XVe siècle.
Le petit cloître du Moyen âge finissant est un
havre de paix en pleine ville, tandis que les hautes tours
néogothiques de l'édifice dominent les marchés
hebdomadaires et servent de coulisse pittoresque, chaque troisième
week-end de juillet, pour quelque troupe de baladins, lors
du festival «Chaton dans la Rue».
Riche de ses musées -le musée Denon voué
aux Beaux-Arts et à l'archéologie et le musée
Niepce, dédié à l'inventeur de la photographie
- enchanteresse par ces espaces verts comme l'immense roseraie
et par ses perspectives tantôt intimes tantôt
grandioses, Chaton-sur-Saône plus d'une promenade.

Tournus, seulement
à une vingtaine de kilomètres au sud de Chaton,
accueille ses visiteurs dans une tout autre atmosphère,
déjà nettement méridionale. Les maisons
de la petite ville, couvertes de tuiles creuses aux innombrables
nuances de rose, se serrent les unes contre les autres, en
rangées légèrement courbes. De la mosaïque
des toits, clans une parfaite harmonie, émergent les
clochers des églises, Saint-Philibert au nord et Sainte-Madeleine
au sud. A l'ombre de la première, le musée bourguignon
Perrin-de-Puycousin, avec ses collections de costumes traditionnels
et de meubles bressans, rappelle la vie rurale d'autrefois
avec un réalisme saisissant. Les collections d'art
et celles d'archéologie locale appartenant à
la ville, rassemblées dans un musée dédié
au peintre Greuze, natif de Tournus, ont été
réaménagées dans l'ancien Hôtel-Dieu,
qui comporte également un musée hospitalier.
Au sud de Tournus, Mâcon affiche avec une profusion
de fleurs son caractère souriant de ville la plus méridionale
de Bourgogne. Elle tourne, vers le soleil levant, une belle
et large façade fluviale ponctuée de quelques
clochers, vers laquelle conduit, depuis la Bresse, le vénérable
pont Saint-Laurent. Le musée municipal dans l'ancien
couvent des Ursulines ainsi que les restes romans de l'ancienne
cathédrale Saint-Vincent comptent parmi les trésors
cachés du centre historique de Mâcon. Mais c'est
surtout le charme de ses places et de ses ruelles, tout particulièrement
de la place aux Herbes, animée en été
par un marché quotidien aux légumes et aux fleurs
qui se tient sous les fenêtres de la maison de Bois
aux sculptures exubérantes, qui donne à la promenade
en ville un avant-goût de celle dans le vignoble alentour.
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