|
gastronomie
Escale
gourmande
Le Finistère est le royaume du cuisinier, un
immense jardin terres re et maritime qu'il moissonne à
l'envi pour ravir les palais des gastronomes. Explorateurs
réputés, les Finistériens ont eu la curiosité
d'introduire des mets ignorés. Mariant l'acidulé
et le salé, leur imagination a inventé de délicieuses
saveurs. S'appuyant sur les produits du terroir, les cuisiniers
d'aujourd'hui perpétuent cette gastronomie traditionnelle
et innovante.
Au bonheur des gastronomes
Suivons un cuisinier faire son marché et mitonner sa
carte. Le périple commence dans les terres (Argoat)
où le séculaire cochon a acquis ses lettres
de noblesse grâce au savoir faire de plusieurs générations.
Le porc se décline en jambons, terrines, tranches de
lard, andouille, boudins ….Grillée, fumée,
séchée, la charcuterie du terroir est riche
et savoureuse et tient une place de choix sur la table du
gastronome.
Artichauts, choux, carottes de sable, oignons rosés
de Roscoff, notre chef n'a que l'embarras du choix. La réputation
des légumes finistériens a largement dépassé
les frontières de l'hexagone. La qualité de
la production est favorisée par la composition des
sols, parfois imprégnés de sable ou de sel,
et le climat doux et tempéré. II cueille au
passage quelques brassées de sarrasin pour confectionner
galettes ou kig ha fars, pot au feu typique du Finistère
Nord. II sourit quand il pense à ses aïeux. C'est
eux qui ont importé des plants exotiques comme ce blé
noir de Mongolie, réputé être l’œuvre
du Diable, la fraise du Chili, le kiwi ou même le haricot
La richesse de la
mer
II s'en va maintenant flâner côté mer (Armor).
Amateur de produits frais, il déambule dans les ports.
La flottille de pêche offre sur les quais poissons,
crustacés et coquillages. Huîtres, palourdes,
bigorneaux, ormeaux, composeront un magnifique plateau de
fruits de mer. Tourteaux, araignées se dégusteront
froids agrémentés d'une simple mayonnaise relevée.
Peut-être préférera-t-il préparer
le homard en ragoût, à l'Armoricaine. Maquereaux
et sardines seront sans doute grillés, il réserve
un autre sort aux bars, rougets et autres poissons : farcis,
préparés en sauce ou façonnés
en mousseline...
Tradition et créativité
Avec ces produits frais et goûtés, notre cuisinier
va aller au gré de ses fantaisies. II puise dans les
recettes ancestrales pour fabriquer des plats simples et authentiques.
Les crêpes de froment se suffisent à elles seules
pour régaler un palais exigeant. A moins qu'il ne les
agrémente d'une compote de pommes ou de miel. II en
est de même, pour les coquilles Saint Jacques : il hésite
toujours entre les faire déguster au naturel ou leur
adjoindre une saveur plus exotique en les cuisinant au safran...
Fin gastronome, ancré dans ses racines, il accorde
à la galette de blé noir, plat du pauvre d'autrefois,
les premiers, honneurs sur sa carte. Pour ravir ses convives,
il n'hésitera pas à lui faire épouser
des saveurs inattendues venues de la mer.
Du fondant en bouche
Pour toute sa cuisine, notre homme va utiliser du beurre salé,
incontournable ingrédient de la gastronomie bretonne.
II se déguste nature, sur du pain de seigle, en accompagnement
des fruits de mer. II peut également être servi
fondu sur une crêpe... Cet inimitable goût salé/sucré
fait l'originalité et le délice des desserts
finistériens, des galettes de Pleyben, aux Traou Mad
de Pont Aven jusqu'au fameux kouign amann de Douarnenez. Une
bolée de cidre frais, en provenance direct des vergers
finistériens, accompagnera ces douceurs. Un hydromel
à base de miel comme le « chouchenn » ou
un « lambic » plus corsé enchanteront les
palais. Voilà, notre cuisinier est prêt. Poussez
la porte de son restaurant. Toute la richesse de la gastronomie
finistérienne vous invite à passer à
table.
|