PATRIMOINE et histoire
Quelques
Mots D'Histoire
Étymologie
Les 32 000 habitants de Saint-Dizier s'appellent les Bragards.
La tradition populaire voudrait que ce nom vienne de François
1er qui se serait exclamé "Ah, les braves gars"
en apprenant la résistance de la ville en 1544. 
Il est plus probable que son étymologie vienne de
la brague, sorte de mât disposé sur les bateaux
marinois ou les trains de bois assemblés à
Saint-Dizier.
Les abords de la zone commerciale du Chêne Saint-Amand,
ont livré des traces d'occupation de l'âge
du Bronze au Moyen-Âge, avec la présence d'une
villa gallo-romaine, d'habitats et sépultures mérovingiennes
et de bas fourneaux carolingiens et médiévaux
attestant l'ancienneté de la métallurgie locale.
Mais au IXe siècle, Saint-Dizier n'est encore qu'une
modeste bourgade située encre les villages plus anciens
de La Noue (Olonna) et Gigny.
Ce
n'est qu'au XIIe siècle qu'apparaît le nom
de Saint-Dizier en tant que localité, grâce
au seigneur Gui II de Dampierre qui choisit d'implanter
son domaine au confluent des ravières Marne et Ornel.
C'est 1à qu'il fait édifier son château
(actuelle sous-préfecture) et l'église Notre-Dame
en 1202, autour de laquelle la villeneuve se développe
progressivement. De par sa position stratégique,
à la limite des frontières du royaume de France
et face à la Lorraine, Saint-Dizier devient rapidement
une place forte, ceinte de remparts et de fossés
inondables.
Le fait le plus marquant de l'histoire de Saint-Dizier
est sans doute le siège de 1544. Face aux troupes
de Charles Quint (estimées à 40 000 soldats
et 3 000 cavaliers), cette humble garnison de 2 500 hommes
à pied, une centaine de gendarmes et une population
d'environ 2 000 âmes parvient à résister
à 43 jours de siège et de tirs incessants,
ce qui lui vaudra l’hommage de François Ier.
L'abondant minerai de la région permet, du XVe au
XIXe siècle, l'essor de la ville et de sa population
grâce à la sidérurgie. Le déclin
de cette activité, au début da XXe siècle,
n'empêche pas la ville et ses environs de s'illustrer
dans le domaine de la fonte d'Art, puisque à l’avènement
de l’Art Nouveau, Hector Guimard choisit les Fonderies
de Saint-Dizier pour faire couler ses créations.
Enfin, dans le domaine agro-alimentaire, on ne saurait omettre
la célèbre fabrique de glaces Miko, implantée
par Louis Ortiz à Saint-Dizier en 1922, dont la renommée
est désormais mondiale.
SUR LA ROUTE DU TOUR
Joinville
Laissez-vous surprendre par Joinville !
Cité historique de Champagne, berceau des Ducs de
Guise, Joinville donna naissance, grâce à ses
princes, à tous les autres Joinville. Centre Culturel
de Rencontre, vitrine du département de la Haute-Marne,
le Château, fleuron de l’architecture de la
Renaissance, offre tout au long de l’année,
ses jardins et son parc romantique, des expositions et des
concerts de renommée internationale.
De par sa position géographique, joinville est un
relais indispensable dans l’armature industrielle
et commerciale de la Haute-Marne. La Ville engage un vaste
chantier de rénovation du centre-ville et valorise
son remarquable patrimoine architectural.
Wassy
En 1562, Wassy a été le théâtre
du premier épisode sanglant dcs Guerres de Religion.
S'étant querellés avec des protestants assemblés
dans une grange, les arquebusiers de François de
Cuise se livrèrent à un véritable massacre.
Le Musée Protestant de la Grange retrace l’histoire
du protes tantisme français et propose une exposition
locale de l'histone de l'église réforrnée
de Wassy aux XVIe et XVIIe siècles.
L’église Notre?Dame de Wassy a été
édifiée au milieu du XIIe siècle. La
nef, le choeux et le clocher sont romans, 1a façade
et le portique de style rhénan fortifié.
Montier-en-Der
Bourg-centre du Pays du Der, pays des maisons à colombages
et des grues cendrées. Ville 3 fleurs, proposée
à la 4e.
Abbatiale
St-Pierre-St-Paul du Xe siècle, ouverte à
la visite (radio-guidée) tous les jours. Sa nef préromane
est la plus ancienne de France À voir : orgue, vitraux
de Maître Petit (XXe siècle) et l’exposition
lapidaire.
Haras National fondé par Napoléon 1er en 1806
dans les bâtiments de l'ancien monastère. Nombreuses
races, des trotteurs anglais au pur sang arabe, en passant
par les chevaux de traie ardennais : Jeudis du Haras où
tout un chacun peut les découvrir. Courses estivales
sur l'hippodrome de la Crouée, l’un des plus
importants de l’Est de la France (PMU). Festival International
de la Photo Animalière et de la Nature, le 3e week-end
de novembre