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gap
Le
Musée Départemental
Le premier "Musée Archéologique Départemental"
fut créé en 1804 par le Baron Ladoucette, dans
les bâtiments de l'ancien séminaire rue de Provence,
aujourd'hui rue Colonel Roux. C'est beaucoup plus tard, en
1901, que le projet de construire un musée à
l'emplacement actuel fut lancé grâce à
l'émission d'une loterie nationale. Il fut inauguré
en septembre 1910 à l'occasion des fêtes de la
Saint-Arnoux. Nous devons aujourd'hui son cadre attrayant
à l'importante rénovation qu'il a connue entre
1986 et 1988. Les présentations permanentes vous proposent
une découverte de l'archéologie régionale
ainsi que celle de la tradition et de l'histoire locale à
travers les collections d'armes anciennes, des meubles du
Queyras et une maquette révélatrice de la ville
de Gap fortifiée au Xylème siècle.
Plusieurs espaces consacrés à l'histoire naturelle,
à la peinture, à la sculpture, à
la numismatique et une belle collection de céramiques
de provenances diverses complètent l'exposition dont
le mausolée de Lesdiguières, dernier Connétable
de France, reste la pièce maîtresse. Des expositions
temporaires aux thèmes variés viennent également
enrichir ponctuellement les salles du musée (la transhumance
dans les Hautes-Alpes, Max Ernst, faïences de Moustiers,
tissages d'Orient, sculptures de jean Marcellin, etc ...).
Vous pouvez également y trouver un grand choix de publications
concernant la vie du département.
Le Parc de la Pépinière
En 1818, le Conseil Général fit l'acquisition
d'un terrain en bordure de la Luye afin de créer une
pépinière départementale qui permettrait
de réuni " dans un même endroit tout ce
que le département produit de plus curieux et de plus
utile en fait d'arbres " et ceci afin" d'inciter
la propagation des plantations de bonnes espèces d'arbres
fruitiers et l'extension des plantations forestières
dans tout le département" En 1844, le terrain
fut cédé à la Ville de Gap. Au fil des
ans, la pépinière s'est transformée en
parc public où l'on peut encore admirer les différentes
espèces plantées au siècle dernier. En
1911, le Kiosque à musique y fut inauguré. La
situation de ce parc ombragé à proximité
immédiate du centre ville en fait un lieu fréquenté,
animé et apprécié de tous, à deux
pas de la patinoire et du boulodrome.
Le Domaine Charance
Propriété des Vicomtes de Gap au Xème
siècle, ce domaine racheté par les Evêques
en 1309 a fait partie du patrimoine ecclésiastique
jusqu'en 1790. Le château-fort qui existait dès
le Moyen-Age fut dévasté en 1692 par l'armée
du Duc de Savoie puis remplacé par une maison de plaisance
au XVIIIème siècle. Devenue bien national, elle
fut vendue aux enchères à la Révolution.
Après avoir connu plusieurs propriétaires successifs,
le domaine de 220 ha a été racheté par
la Ville de Gap en 1973, devenant ainsi patrimoine des Gapençais.
Il a été inscrit à l'inventaire supplémentaire
des Monuments Historiques le 8 septembre 1987. La tradition
veut que tous les ans pour la Saint Louis (25 août),
les Gapençais allaient danser le rigodon au bord du
lac de Charance au lieu-dit "Le pré de la danse".
La restauration et l'aménagement des bâtiments
agricoles ont permis l'installation du Conservatoire Botanique
alpin en 1992. Les bureaux du Parc National des Ecrins occupent
une partie des salles rénovées du château
depuis 1991.
Le Conservatoire
Botanique National Alpin de Gap-Charnce
Depuis 1993, il est le cinquième Conservatoire Botanique
agréé en France. Sa mission est d'assurer la
conservation, la gestion et la valorisation du patrimoine
génétique des Alpes de Haute Provence, des Hautes-Alpes,
de la Drôme, de l'Isère, de la Savoie et de la
Haute-Savoie.
Il est chargé d'établir l'inventaire de la flore
sauvage dans son milieu naturel afin de la protéger
et de reproduire les espèces menacées afin de
les transmettre aux générations futures. Il
a reçu également mission de protéger
et d'entretenir certaines collections nationales de variétés
anciennes d'arbres fruitiers et de rosiers. C'est grâce
à ses recherches que sont améliorées
les plantes cultivées d'aujourd'hui et que certaines
espèces végétales peuvent être
valorisées à des fins scientifiques ou économiques.


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