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Sainte-Maxime
Un
Eden en Méditerranée
Sainte-Maxime s'étend de Suane en Val d'Esquières,
de part et d'autre d'un Sémaphore qui
domine plus de 8000 hectares de terres varoises ancrées
en Méditerranée. La station climatique qui s'est
développée en préservant l'essentiel
de ses charmes détient le pavillon bleu chaque année.
Ces charmes discrets qui, depuis bien des décennies,
participent à la qualité de vie de la cité
balnéaire
Les berges de Calidie
Havre de paix depuis la nuit des temps, les berges de "Calidie"
- de leur ancienne dénomination - n'ont gardé
que peu de témoignages d'un passé pré-romain.
I1 ne fait nul doute, pourtant, que des celto-ligures eurent
à séjourner ici, avant l'heure des Phocéens,
débarqués de Massalia pour prospecter dans la
cuvette du Plan de la Tour, en quête de richesses minières.
Bien avant l'Empire de Rome, Grecs et Phéniciens qui
naviguaient près des côtes, entre Amibes et Marseille,
ne purent, tout-autant, ignorer ce site d'accueil et de repos...mais
les siècles sont passés, effaçant d'éventuelles
empreintes !
A défaut, c'est dans l'ère chrétienne
du premier millénaire, aux heures glorieuses d'une
Eglise qui irradiait de ses bases monacales de Saint-Honorat
et du Thoronet, que l'on a coutume de faire débuter
l'histoire de la cité. Il fallut cependant attendre
la fin du sanglant épisode des invasions sarrasines,
avec la victoire décisive de Guillaume de Provence,
en 972, pour voir enfin s'établir, ici, un habitat
durable et une véritable entité villageoise.
Cette entité, placée sous la protection d'une
moniale sanctifiée - fille du Comte de Grasse, Seigneur
d'Amibes, Supérieure du Monastère de Callian,
morte en 750 - en prendra tout simplement le nom: Sainte-Maxime...
Promenade en ville
C'est par le cœur de l'agglomération que nous
vous proposons de débuter votre visite de la cité.
Face
au port, tel un immanquable repère géographique
et historique, un vieux bâtiment de pierres dénommé
"Tour Carrée" élève sa masse
cubique à quelques mètres à peine de
l'église paroissiale. Construite en 1520, cette tour
servit de fortification contre les agresseurs venus de la
mer, puis de grenier à foin, de salle de justice et
même de mairie.
Entièrement rénovée et mise en valeur
au cours des dernières décennies, elle abrite
désormais le Musée des Maintenances des Traditions
Locales. Derrière elle, vous pourrez admirer
l'église paroissiale, construite en 1762, avec son
campanile de fer forgé dans la grande tradition provençale.
A l'intérieur, l'art religieux y est multiforme, à
l'instar d'un autel construit en serpentine provenant de la
Chartreuse de la Verne, de vitraux, tableaux, sculptures.
Vous pénétrerez ensuite dans la vieille ville
en descendant la rue loche (lavoir style XVIIIe), vers la
Place du Marché et le Marché Couvert. Tout un
réseau de ruelles pavées s'offre à vous,
mettant en scène un décor et une ambiance où
l'authenticité est naturelle que ce soit dans l'architecture,
l'esthétisme, la convivialité citoyenne ou l'accueil
chaleureux des commerçants et des artisans...
Vous grimpez ensuite vers l'hôtel de Ville, anciennement
hôtel des Mimosas en lieu et place d'une magnanerie
(élevage de vers à soie). De cette "terrasse"
fleurie dominante, vous pourrez repartir vers des hauteurs
plus arborées... ceux d'un sémaphore culminant,
à 134 mètres, au sommet d'une colline peuplée
de superbes résidences. Vous aurez le choix des accès...
mais vous ne manquerez pas, en longeant le boulevard Beau
Site, d'admirer le fameux "Château des Tourelles",
alias "Château Gaumont" qui fut propriété
de la famille Gaumont dès 1911... avant de devenir,
il y a quelques années, un centre de vacances, ou encore
la "Villa Charles" (propriété de la
ville depuis 1983)

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