brière
Les marais de grande Brière dévoilent
un peu de leurs secrets en suivant le fil des canaux et
les guides de ce pays d’oiseaux et de chaumières.
Labyrinthe de canaux et d'étendues d'eaux peu profondes,
la Brière étale suivant les saisons vingt
mille à quarante mille hectares d'eaux calmes, d'herbes,
de roseaux, et de canaux, et de prairies mouillées.
Une étape du Peuple migrateur
Surnommé "pays noir" pour avoir longtemps
extrait la tourbe, ce deuxième marais de France après
la Camargue, est un rendez-vous permanent des oiseaux d'eau
d'Europe et l'un des sites d'hivernage les plus importants
pour les canards, bernaches, oies sauvages et petits échassiers,
chevaliers gambette, bécasseaux, aigrettes... Le
cinéaste jaques Perrin y a tourné les scènes
des oies de son film. C'est aussi le lieu de la plus grande
concentration en France de busards des roseaux et de hérons
cendrés. Le spectacle des gorges bleues à
miroir, mésanges à moustaches, et butors étoilés
s'offre aussi à ceux qui savent les observer. Le
regard se pose aussi à St André-des-Eaux,
où KerAnas présente le seul parc ornithologique
uniquement dédié aux canards. Le Parc Naturel
Régional de Brière gère un territoire
rural habité, vivant, fragile, et y maintient un
équilibre entre la protection des richesses naturelles,
culturelles, humaines et les nécessités d'un
développement maîtrisé.
Un pays de chaumières
La Brière est semée de sept les souvent ceinturées
(comme Fédrun -la plus grande-)
d'une
seule rue, voie circulaire desservant des parcelles étroites
donnant accès à l'eau. Le marais briéron
est aussi reconnu pour sa gastronomie de terroir autour
de l'anguille, ses barques typiques à fond plat,
ses chaumières à lucarne unique et au toit
épais de près de 35 cm de roseau. Deux mille
sept cents chaumières ont été dénombrées
en Brière, la plus forte concentration en France.
Plusieurs chaumiers, artisans couvreurs maniant le roseau
, refont régulièrement ces toitures si caractéristiques.
Du haut du clocher de St Lyphard, rare nid de pie dominant
l'étendue briéronne, le panorama vaut le coup
d’œil. On peut préférer louer un
vélo, rouler en calèche pour arpenter les
chemins de campagne et les hameaux de chaumières,
ou suivre un conteur qui déambule en racontant la
Brière toute ouverte à l'imaginaire. Au hameau
de Kerhinet, à St-Lyphard, deux fours à pain
et dix huit chaumières aux faîtages fleuris
de myosotis, et de millepertuis, ont été restaurés
à l'ancienne grâce au Parc Naturel Régional.
Volets colorés, balcons et allées fleuris,
murs de pierre donnent au village un caractère charmant.