anjou
Histoire
religieuse du Pays du Layon Lys, Aubance
Aux portes de la Neustrie, mais dépendant du duché
d'Aquitaine au Vllle siècle, le Pays du Layon, Lys,
Aubance formait encore la limite entre l'Anjou et le Poitou
au Xe siècle.
Intégré à l'Anjou par Foulque Nerra
au début du Xle siècle, le Layon restait,
sur sa rive gauche sous l'autorité de l'évêque
de Poitiers. Les paroisses de ce Pays conservèrent
bien souvent le vocable de leur évangélisateur,
l'évêque de Poitiers, Saint Hilaire, natif
de Cléré sur Layon.
Sur ce territoire furent construits des églises et
des prieurés desservis, pour la plupart, par de grandes
abbayes angevines et poitevines.
Ces dernières légitimèrent la construction
des lieux de culte, offrant leur concours à la mise
en valeur du territoire en échange de droits seigneuriaux,
dîmes, bénéfices et autres revenus à
prendre sur cet opulent domaine de vignoble et de terres
alluviales. Les moines, les prêtres relevaient des
abbayes angevines de Fontevraud, du Ronceray, de Saint Florent-Lès-Saumur,
de chapitres d'Angers et des abbayes poitevines.
Du XIVe au XVe siècle, les paroisses eurent à
souffrir des affrontements entre anglo-navarrais et angevins
alliés aux écossais lors de la guerre de Cent
ans .
Puis, ce sont les guerres de religion (1560-1570) qui ruinent
ce pays au coeur des luttes entre protestants (réformés
nombreux en Poitou et à Saumur) et catholiques (ligueurs).
Enfin, en 1793, le Layon campe sur chacune de ses rives
le parti des insurgés vendéens et celui des
républicains.
Le développement du catholicisme et l'élan
des reconstructions du XIXe siècle poussent à
restaurer et agrandir tout ou partie des églises
en substituant la pierre calcaire au schiste et aux moellons
de Pays.
Histoire
religieuse en Anjou
Par l'Édit de Milan cri 313, le christianisme devient
la religion officielle de l'Empire Romain. Dès la
fin du IVème siècle débute l'évangélisation
de l'Anjou sous l'impulsion de Martin, évêque
de Tours, et ses disciples. Le monachisme bénédictin
est introduit par Saint-Maur au VIème siècle.
Malgré les grandes difficultés du IXème
siècle, le christianisme s'enracine et prend un nouvel
essor : Foulques Nerra fonde, au Xème siècle,
un grand nombre d'églises ; Robert d'Arbrissel dote
cri III5 la communauté de Fontevraud de la règle
de Saint-Benoît.
Au XVIème siècle, le protestantisme fait de
nombreux adeptes, mais la révocation de l’Edit
de Nantes en 1685 suscite le départ de milliers d'angevins.
L'adoption de la Constitution Civile du Clergé en
1791 déchire la province entre les partisans des
prêtres jureurs et prêtres réfractaires.
Les guerres de Vendée qui en découlent marquent
l'Anjou de leur violence. Le Concordat de 1801 ramène
le calme et s'ensuit au XIXème siècle un véritable
renouveau religieux.
La loi de séparation de l'Église et de l'État
votée en 1905 confie aux municipalités l’entretien
des lieux de culte. Leur collaboration avec les autorités
culturelles permet aujourd'hui la préservation
de ce patrimoine qui constitue une marque de notre indélébile
civilisation.
