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Une terre d’histoire et de contrastes
La
diversité géographique du territoire savoyard
entraîne une grande variété de climats
et de paysages. Quel contraste saisissant que de voir les
oliviers se miroiter dans les eaux du lac du Bourget à
quatre-vingt kilomètres à vol d’oiseau
des glaciers du Mont-Blanc qui parviennent presque aux portes
des villages ! Contrasté également entre les
vallées sèches et caillouteuses de Maurienne
et les vallées verdoyantes du Chablais, les étendues
céréalières des terres grasses de l’albanais
et les vignes sur les éboulis abrupts de la cluse de
Chambéry. Habitée de façon permanente
dès la fin de la préhistoire, la Savoie a subi
de multiples influences. Les romains conquièrent le
territoire des allobroges, des Ceutrons et autres peuples
alpins entre 121 et 15 av. J. –C, suivis des Burgondes
au Ve siècle ap. J. –C, rapidement dominés
par les francs en 534. l’itinéraire du col du
Mont-Cenis devient le principal axe transalpin de l’Empire
carolingien au début du IXe siècle. Autour de
l’an Mil, le comté de Savoie voit le jour dans
la mouvance du saint-Empire-Romain-Germanique. Répartis
de part et de part et d’autre des alpes, Les Etats de
Savoie contrôlent les cols alpins pendant plus de 800
ans. En 1815, après avoir été française
pendant vingt trois ans, la Savoie réintègre
le royaume de Piémont-Sardaigne pour une courte durée.
En 1860 après un plébiscite favorable, elle
est définitivement annexée à la France.
Au
temps des anciens
Après une brève apparition il y a 40 000 ans
lors d'un réchauffement du climat en pleine période
glaciaire, les premiers groupes de chasseurs s'installent
en Savoie vers 15 000 av. J.-C. Les civilisations agricoles
du Néolithique colonisent le territoire dès
5 000 av. J.-C. et pénètrent dans les hautes
vallées aux alentours de 4 000 av. J.-C. Au nord de
la Savoie, entre 3 200 et 2 200, elles regroupent leurs morts
dans des dolmens. Mille ans plus tard les civilisations de
l'âge du bronze développent de brillants artisanats
de bronze et de céramique autour des lacs alpins.
Vers 800 av. J.-C., les vallées alpines voient émerger
une culture originale marquée notamment par les nombreuses
gravures rupestres de Maurienne, tandis que l'avant-pays est
occupé par les Celtes 500 av. J.-C.
Conquise
par les Romains entre 121 et 15 av. J.C., la Savoie est partagée
entre plusieurs Provinces, et son territoire dépend
de plusieurs cités: Aime, Suse et Vienne Les Romains
construisent alors en Savoie grandes voies traversant les
Alpes de fa parfois spectaculaire. Le long de ces routes se
développent des bourgs appelés vicus dans lesquels
prospèrent commerce et art' nat. En dehors de Aime,
capitale de Province nous pouvons citer les bourgs d'Anne
Faverges, Albens, Seyssel, Aix-les-Bains ainsi que des agglomérations
plus petites : Chambéry, Thonon-les-Bains ou Annemasse
Un
habitant aux multiples facettes 
Les chalets d'alpage, habitations saisonnières parfois
regroupées en hameaux, constituent une originalité
montagnarde, liée au déplacement des hommes
et des bêtes dans les pâturages d'altitude durant
la belle, saison. Ils ne sont pas pour autant représentatifs
de l'habitat savoyard qui varie beaucoup d'une vallée
à l'autre et résulte d'une adaptation empirique
aux contrainte liées à la pente, aux matériaux
de construction disponibles, aux modes d'exploitation agro-pastoraux
et à l'histoire. Il y a bien sûr le « chalet
» que l'on trouve dans presque tous les secteurs montagneux.
II peut être en bois comme dans le Chablais, les Aravis
ou le Beaufortin et comparable à ceux du Valais et
du Val d'Aoste, ou en pierre comme en Tarentaise et en Maurienne
et semblable à ceux du Val de Suse et du Briançonnais.

Mais il y a aussi la maison des plaines et des Préalpes
qui abrite sous le même toit les espaces domestiques,
agricoles ou réservés au bétail. Généralement
en pierre la maison savoyarde est similaire aux maisons du
Lyonnais ou du Bugey, mais parfois en pisé, elle se
rapproche alors de celles du Dauphiné.
des
villes à la compagne
Jusqu'au XIXe s., les villes et bourgs savoyards se distinguent
des villages par leur population hétérogène
composée principalement de notables (aristocrates,
notaires, avocats, médecins...) d'ecclésiastiques,
de commerçants et d'artisans. Au Moyen Age, des chartes
de franchises leur accordent la possibilité d'organiser
des foires et leur garantissent une certaine autonomie. Chambéry
capitale du duché de Savoie jusqu’en 1562, Annecy
capitale du comté de Geneviève jusqu’en
1401 puis siège de l’évêché
de Geneviève dès 1536 Saint-Jean-de-Maurienne
et Moûtiers sièges épiscopaux également,
jouissent quant à elles d’un prestige particulier
mais les grands ensembles urbains (Lyon, Geneviève,
Turin) restent néanmoins en périphérie
du territoire savoyard.
Le franchissement
des alpes 
Les voies romaines, parfois taillées dans le assurent
durant plus de cinq siècles la entre Rome et la Gaule.
Par la suite au Moyen Age, les voies peu entretenues en dehors
des itinéraires du Mont-Cenis deviennent rapidement
impraticables laissant place à des chemins muletiers
que seuls les animaux de bât et les hommes peuvent emprunter.
Ce n'est qu'au XVIIe s. que les Etats de raie s'attachent
à développer les voies de communication afin
de relancer le commerce et servir l'administration du duché.
Aux XIXe et XXe siècles, le chemin de fer et le percement
du tunnel du Fréjus entre 1857 et 1870 facilitent le
franchissement des Alpes. Dès lors, les infrastructures
réalisées s'efforcent de répondre à
des échanges sans cesse grandissants et se montrent
de plus en plus audacieuses : ponts suspendus au-dessus de
profonds abîmes ou tunnels perçant les montagnes.

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