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MEUNG-SUR-LOIRE
Au cœur du Val de Loire, entre Sologne
et Beauce, la belle cité de Meung-sur-Loire offre son
charme et sa poésie.
A l'époque gallo-romaine, la ville se nomme Magdunum.
Des moines s'y rassemblent autour de Saint-Liphard et aménagent
la rivière des Mauves, bras d'eau agiles et clairs
qui enserrent et traversent le corps du bourg.
Les trépidations des 37 moulins qui y ont été
construits rythmeront longtemps la vie des magdunois. Dans
ces moulins on fabriquait de la farine, du papier, de la poudre,
on cannait les cuirs et les peaux, on foulait le drap.
Les mariniers de Loire furent longtemps actifs au port du
"Bout du Monde"; au fil des eaux et du temps on
vit glisser de grands chalands sur le fleuve mythique. On
mettait à quai les marchandises: venues d'Auvergne
ou de l'Océan et on chargeait sur les bateaux des tonneaux
remplis d'un vin au fin bouquet: le « Gris Meunier »
Au XIIe siècle apparaît la Collégiale
St Liphard, harmonieux édifice qui possède un
rare et étonnant clocher de pierre, contre lequel s'adossent
les vestiges de la tour Manassès. Un imposant château,
avec murailles épaisses de deux mètres, tours
d'angles et ouvrages de défense, est édifié
au XIIe siècle. De cette époque, on peut encore
admirer l'insolite chapelle souterraine, les oubliettes et
le "cul-de-basse-fosse", dont François Villon
ne sortit que grâce à la clémence de Louis
XI. Ce château, qui fût la résidence des
évêques d'Orléans, servit aussi de refuge
à Salisbury durant la guerre de 100 ans. C'est Jeanne
d'Arc qui, en 1429, délivra la ville. Au XVIIe siècle,
une grande partie du château est remaniée ; une
cour mondaine et libertine s'y installe.
Meung-sur-Loire,
cité de poètes et d’artistes.
Jehan Clopinel, qui vit le jour ici en 1240, a écrit
le "Roman de la Rose" sous le nom de Jehan de Meung.
François Villon, enfermé et torturé dans
la dure prison de Meung-sur-Loire, écrit une partie
du « Grand Testament » en 1461
Le peintre Ingres a séjourné de 1853 à
1866 dans une maison du Mail. Gaston Couté, poète
indépendant à l’esprit acéré,
décrivit sans complaisance la société
Magdunoise en 1900. Le bourg a inspiré aussi des romanciers
: Alexandre Dumas y raconte la première aventure de
d'Artagnan dans « Les Trois Mousquetaires » et
Georges Simenon y installe la retraite de Maigret
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