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PATRIMOINE NATUREL
DECOUVERTE ET NATURE
La fête
des Bœufs Gras
Tous les ans, depuis sept siècles, le jeudi qui précède
Mardi Gras, est jour de fête à Bazas : c’est
la fête des Bœufs Gras. Les bœufs toilettés
et enrubannés défilent dans les rues de la ville,
précédés par les flonflons de la Ripataoulère
et des danses des échassiers, qui nous plongent dans
un passé pas très lointain, des fêtes
campagnardes hautes en couleurs, avec costumes et musiques
d’époque.
Le défilé entrecoupé de haltes devant
les boucheries de la ville ou les Cercles, producteurs et
accompagnateurs en blouse courte bleue ou noire, sont désaltérés
dans ces arrêts plus ou moins longs en fonction de la
qualité des libations offertes.
Le cortège débouche sur la place de la Cathédrale,
noire de monde, magnifique lieu de rendez-vous des festivités
Bazadaises, les bœufs sont alignés dans le lieu
réservé au concours, devant le palais du Présidial.
La tradition est enrichie depuis 1996 par la création
de la Confrérie du Boeuf de Bazas, qui s’attache
à défendre et à mettre en valeur ce patrimoine,
à encourager la production de la race bovine Bazadaise.
Circuits
de randonnées
Entouré au sud par l’océan vert sombre
que forme la pinède des Landes de Gascogne, le Bazadais
offre la diversité paysagère du bocage et l’intimité
de ses petits univers, clos par les reliefs et les haies.
Les nuits boucles locales et les quatre circuits départementaux
de 5 à 37 km réjouiront toutes les catégories
de promeneurs et de cyclistes. Les circuits-découverte
dans les espaces naturels des vallons du Bazadais,vous conduiront
de village en village,vers les petites églises romanes
et les richesses locales.
« Visites commentées par la Pastorale du Tourisme
des églises romanes du Bazadais sur réservation
auprès de l’Office de Tourisme au 05 56 25 25
84
Pistes cyclables :
Tout est prétexte à la balade avec la piste
cyclable Mios-Bazas qui vous émerveillera par ses 60
km de richesses naturelles et culturelles.
« Des cartes et des plans guide sont disponibles sur
demande à l’office de tourisme.»
La réserve ornithologique du lac de la Prade
En quittant Bazas par la D.655 en direction de Grignols, vous
ne pouvez pas l’ignorer. Enchassée au milieu
de collines, l’immense retenue d’eau du lac de
la Prade offre à l’amateur une zone de quiétude
propice à l’observation des oiseaux. Une importante
colonie de hérons-cendrés y a élu domicile
voisinant avec des couples de grèbes huppés.
Avec un peu de chance et de patience,on peut admirer la technique
de pêche du Balbuzard. Ce havre de paix sert aussi d’étape
à de nombreuses espèces de canards.
« Ouvert pendant la saison estivale. Renseignements
au 05.56.25.25.87
Le Bœuf de Bazas
C’est incontestablement la race bovine qui fait la fierté
de ce terroir à la gastronomie réputée.
Représentant 1 % du cheptel régional, la race
est originaire des côteaux du Bazadais et du massif
landais. Bien que son livre de la race soit l’un des
plus anciens, la race bazadaise aurait pu s’éteindre
dans les années 70 si un plan de relance n’avait
été mis en place.
Les éleveurs bazadais sont connus pour leur savoir-faire
dans la gestion des troupeaux.
Le taureau bazadais est connu pour sa robe chardonnée
ou gris foncé avec des pommelures de teintes plus accentuées.
Celle de la femelle est généralement grise plus
claire et souvent nuancée de couleur froment très
atténuée. Les cornes jaunes cire avec les pointes
brunes s’abaissent légèrement. Reflet
de l’histoire, de la culture et des traditions du Bazadais,
la tendreté et la finesse de goût de sa viande
est reconnue. La race est d’ailleurs célébrée
chaque année lors de la fête des bœufs gras.
La chasse à
la palombe
Après la mi-août, l’odeur des bois évolue
vers une velouté de moisissures ; les matins commencent
à se couvrir de brume, la nature annonce un changement
de couleurs. C’est alos qu’une sorte de fébrilité
s’empare de quelques contrées du Sud e de la
Garonne. De génération en génération,
à la même époque, les mêmes symptômes
se reproduisent et atteignent l’ensemble de la population.
Tout le monde se prépare dans l’attente de l’oiseau
qui vient du nord pour rejoindre les terres d’Afrique
: la palombe.
Dans un paloumey le temps est suspendu au vol de l’oiseau
bleu, ainsi naît la part du rêve, dans la solitude
de la « gueite » où tout est silence. En
fin de journée, quand les « penteires »
sont relevés pour la dernière fois, les appeaux
descendus et rentrés pour la nuit, si des amis viennent
partager le tourin en débouchant quelques bouteilles,
les langues se délient mais toujours mezzo voce, une
palombière est un sanctuaire |