Martinique : la faune en grand danger selon l’UICN

La Martinique offre un patrimoine naturel riche et unique. Mais cette faune présente une grande fragilité. En effet, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) vient de publier une liste rouge d’espèces menacées.

Des espèces ont déjà disparu

C’est une véritable ombre sur le drapeau de la Martinique, la faune de l’île est en péril. Les analyses qui ont mis en lumière le danger en Martinique ont été effectuées par le Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature, par l’Office français de la biodiversité, par des spécialistes de la faune martiniquaise et par le Muséum national d’Histoire naturelle.

Cette étude concerne les mammifères, les oiseaux, les reptiles, les amphibiens, les poissons, les mollusques, les crustacés, les papillons, les libellules et les coléoptères. En tout, il s’agit de plus de 15 espèces qui ont déjà disparu et de plus d’une centaine d’autres espèces en voie de disparition ou menacées.

L’urbanisation mise en cause

« La destruction des habitats et leur fragmentation par l’urbanisation et les aménagements représentent les premières menaces pour les espèces animales de Martinique. Ce sont les milieux forestiers qui sont les plus touchés, en particulier les forêts semi-humides du Sud, qui représentent l’unique habitat et des ressources essentielles pour nombre d’espèces« , explique l’UICN.

De plus, l’organisation met en cause l’urbanisation mais aussi l’utilisation d’une molécule insecticide dans ce désastre naturel. En effet, entre la pollution due au développement urbain et les impacts de la chlordécone utilisée dans les bananeraies, la faune martiniquaise est de plus en plus fragilisée.

Des espèces dangereuses

La Martinique est aussi affectée par un autre problème. Effectivement, l’introduction d’espèces envahissantes sur le territoire a rendu la situation déjà critique encore pire.

« Par leur prédation, le rat noir et la petite mangouste indienne sont devenus une menace majeure pour de nombreuses espèces indigènes, comme l’emblématique moqueur gorge-blanche ou la couleuvre couresse, tous deux classés « en danger critique« , insiste l’UICN.

Vers un plan de conservation

Afin de trouver une solution à ces différentes menaces, un programme de conservation a déjà été lancé. L’organisation a mis en place des protections supplémentaires et elle a fait protéger certaines zones de l’île à la fois sur mer et sur terre. Cependant, le défi est grand, l’UICN conseille « de renforcer ces mesures pour enrayer le déclin des espèces menacées, préserver les milieux naturels et maintenir entre eux des corridors écologiques« .

La protection de la faune et de la flore de ce territoire est un enjeu important car la Martinique possède des espèces animales et végétales uniques qui contribuent au rayonnement et à la diversité biologique de l’île.

Mathias

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