Les vacances de la Toussaint présentent un double recul : moins de dossiers, moins de valeur. À fin septembre, le baromètre EDV-Orchestra mesure un volume d’affaires inférieur de 4,7 % à 2025. Pour les agences, le retard des réservations exige une réponse ciblée, pas une baisse tarifaire générale.
Le relevé couvre les achats du 1er janvier au 29 septembre 2026. Les départs concernés s’étendent du 17 octobre au 2 novembre. Ces réservations touristiques proviennent des agences utilisant Orchestra, sur un périmètre de plus de vingt marques. Elles éclairent ce réseau de distribution, pas l’ensemble du marché français. La distinction compte pour les hébergeurs : leurs ventes directes peuvent suivre une autre trajectoire.
Les points essentiels
- Dossiers Toussaint : baisse de 2,6 % face à 2025.
- Volume d’affaires : recul de 4,7 %.
- Panier moyen : 2 238 euros, soit −2,1 %.
- Moyen-courrier : hausse de 2,8 % des dossiers.
- Septembre : délai moyen de réservation de 74 jours.

Les vacances de la Toussaint cumulent deux baisses
Le nombre de dossiers diminue de 2,6 %, tandis que le panier moyen perd 2,1 %. Ces mouvements expliquent ensemble le recul commercial. Pour adapter leur stratégie de distribution touristique, les agences doivent séparer ces deux mécanismes.
Une agence fictive, implantée à Tours, illustre cette lecture. Elle compare ses ventes familiales aux mêmes dates de l’année précédente. Sa gestion des réservations distingue ensuite les dossiers perdus des séjours simplement moins chers.
Un séjour plus court peut réduire la facture sans dégrader la conversion. À l’inverse, des devis sans réponse signalent une fragilité commerciale. Le chiffre d’affaires seul ne permet pas de choisir la bonne action.
Septembre sépare les ventes futures des départs réalisés
Les départs en vacances de septembre reculent de 5,5 % en dossiers. Leur volume d’affaires baisse de 4,1 %. Les achats effectués durant ce mois présentent toutefois une autre dynamique, essentielle pour la performance des agences de voyages.
| Indicateur face à 2025 | Départs de septembre | Réservations de septembre |
|---|---|---|
| Nombre de dossiers | −5,5 % | −1,7 % |
| Volume d’affaires | −4,1 % | +3,3 % |
| Panier moyen | 1 853 € | 2 004 € |
Le panier moyen des nouveaux achats progresse de 5,1 %. Cette hausse soutient la valeur, malgré moins de dossiers. Une analyse de l’activité touristique doit donc conserver trois indicateurs distincts.
Ces tendances du tourisme ne prouvent pas une reprise générale. Elles décrivent surtout une meilleure valeur unitaire des ventes futures. Un dossier plus cher ne signifie pas automatiquement une marge supérieure.

Découvrez également : rentabilité des agences de voyages
Le moyen-courrier soutient les vacances de la Toussaint
Le moyen-courrier gagne 2,8 % en dossiers pour cette période. La France perd 4,7 %, tandis que le long-courrier recule nettement davantage. Cette divergence mérite une segmentation de la clientèle touristique précise.
L’Espagne progresse de 5,5 %, la Tunisie de 5,3 %, l’Italie de 19 %. Ces voyages d’automne justifient une revue des disponibilités avec les partenaires. Une meilleure coordination avec les tour-opérateurs facilite des propositions réellement réservables.
L’Albanie affiche +272 %, mais le baromètre fourni ne précise pas son volume initial. Une forte variation ne suffit donc pas à mesurer son poids commercial. L’agence fictive privilégie les dossiers additionnels accessibles, plutôt que les seuls pourcentages spectaculaires.
Les familles concentrent les besoins commerciaux immédiats
Les familles représentent 41,9 % des dossiers, devant les duos, à 41,4 %. Leur panier moyen atteint respectivement 2 493 et 1 801 euros. Le travail sur la clientèle familiale mérite donc une place précise dans les relances.
Pour les séjours de la Toussaint, les forfaits hors circuits résistent mieux. Leurs dossiers baissent de 1,8 %, contre 8,5 % pour l’hébergement seul. Les circuits perdent 9,1 % : la commercialisation des séjours touristiques doit différencier les produits.
À Tours, l’équipe fictive vérifie chambres communicantes, transferts et horaires avant toute proposition. Ces critères pratiques rendent le devis comparable, au-delà du tarif affiché. Les parts observées décrivent toutefois les dossiers, pas le nombre total de voyageurs.

Le baromètre EDV-Orchestra appelle un pilotage ciblé
En septembre, les achats à moins de trente jours représentent 36 % des dossiers. Les achats à plus de quatre-vingt-dix jours atteignent 30,4 %. Ces réservations de vacances couvrent plusieurs échéances : la prévision des réservations touristiques doit respecter ce périmètre.
Le diagnostic éditorial privilégie les relances qualifiées, plutôt que les promotions générales. Une remise réduit immédiatement la recette, sans certitude sur les ventes supplémentaires. Un accompagnement des professionnels du tourisme aide à tester cette décision.
L’agence fictive suit chaque semaine conversion, marge et motifs de refus. Ses outils numériques organisent les données ; l’équipe interprète les demandes. À fin septembre, le retard décrit un stock provisoire, pas le bilan définitif des vacances.
Questions pratiques sur les réservations de Toussaint
Le recul concerne-t-il tout le tourisme français ?
Non. Le relevé porte sur les agences utilisant Orchestra et sur le périmètre défini par l’observatoire.
Pourquoi la valeur baisse-t-elle davantage que les dossiers ?
Le panier moyen diminue aussi, de 2,1 %. Cette baisse s’ajoute au recul du nombre de ventes.
Les achats tardifs peuvent-ils combler le retard ?
Des ventes supplémentaires peuvent réduire l’écart. Le relevé arrêté au 29 septembre ne mesure pas les achats ultérieurs.
Pour aller plus loin :
- Distribution directe : reprendre la main sur les ventes des hébergeurs
- Devis en agence de voyages : mesurer la conversion commerciale
- Saisonnalité touristique : anticiper les besoins de trésorerie
- Partenariats touristiques locaux : construire une offre coordonnée