Les flux touristiques en Asie ont changé ces derniers mois. Les vacances du Nouvel An lunaire n’ont pas attiré l’habituel afflux de voyageurs chinois vers le Japon. Ce retrait massif creuse un désaccord profond entre les deux puissances régionales.
Le Nouvel An lunaire est traditionnellement un temps fort pour le tourisme en Asie. Pourtant, depuis la fin 2025, ce moment phare de déplacement a révélé une fracture marquée. La chute des visiteurs chinois au Japon illustre un fossé profond affectant les relations internationales entre ces nations.
Chute spectaculaire des visiteurs chinois au Japon
Le nombre de touristes chinois au Japon a plongé de plus de 60% en janvier. Ce recul important coïncide avec des tensions sur la scène diplomatique, notamment autour de la question de Taïwan. Cette diminution s’est ressentie dès décembre 2025, confirmée par des données officielles relatives au tourisme. Ce contexte a mené à une réorientation des projets de voyages vers d’autres pays d’Asie.
Les recommandations officielles de Pékin contre toute visite au Japon ont renforcé cette tendance. Cette influence directe a encouragé les voyageurs à choisir des destinations comme la Corée du Sud ou la Thaïlande. Le fossé diplomatique entre Tokyo et Pékin se traduit dont dans des chiffres concrets impactant le secteur touristique nippon. Cette situation soulève une incertitude pour les agences sur l’évolution à venir.
Impact des tensions politiques sur le tourisme bilatéral
Les propos de la Première ministre japonaise sur la défense de Taïwan ont intensifié la défiance chinoise. Ce discours a provoqué des critiques virulentes de la part des autorités à Pékin. En réponse, le gouvernement chinois a multiplié les alertes adressées à ses ressortissants. Ces alertes mettent en avant des risques, bien que les incidents signalés impliquant des touristes chinois soient rares.
Cette situation a des répercussions directes sur la fréquentation touristique classique. Le Japon, malgré un marché global de visiteurs en croissance, subit un désintérêt marqué de la Chine. Cette tendance est visible lors des longues vacances traditionnelles du Nouvel An lunaire 2026. L’ensemble renforce le fossé dans les relations internationales autour du tourisme et des échanges culturels.
Nouvel An lunaire : la Corée s’impose comme alternative de choix
Avec le recul du Japon dans les choix touristiques, la Corée du Sud capte la majorité des touristes chinois. Ce pays attire un flux estimé à 250 000 visiteurs, surpassant les volumes des années précédentes. Cette préférence s’explique aussi par une politique d’accueil moins sensible aux conflits géopolitiques. La croissance du tourisme coréen illustre un changement notable dans les habitudes de déplacement régionales.
Outre la Corée, d’autres destinations comme la Thaïlande, le Vietnam ou la Russie renforcent leur attractivité. Ces pays bénéficient notamment d’exemptions de visa et d’une image plus sécurisante pour les touristes chinois. Le transfert des flux touristiques depuis le Japon accentue la dynamique régionale. Ce déplacement durable pourrait modifier les équilibres économiques liés au tourisme en Asie à moyen terme.